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RE2020 : ce qui change au 1er mai 2026

Rédaction TORP · · 4 min

# RE2020 : ce qui change vraiment au 1er mai 2026

La RE2020 n'est pas un texte figé depuis 2022 — elle évolue par paliers successifs, et 2026 marque une étape importante d'élargissement plutôt qu'un simple ajustement technique.

Une extension au tertiaire, précisément datée

Depuis le 1er mai 2026 (décret n° 2026-16), treize nouvelles typologies de bâtiments tertiaires entrent dans le champ de la RE2020 : hôtels (avec des exigences distinctes selon le classement 1-2 étoiles ou 3-5 étoiles), commerces, restaurants, crèches, établissements de santé, équipements sportifs, médiathèques, universités, aérogares, et bâtiments à usage industriel et artisanal. Restent hors périmètre : data centers, bâtiments à contraintes de température/hygrométrie spécifiques, constructions provisoires de moins de 2 ans, extensions de moins de 50 m², et les projets en outre-mer.

Concrètement, un maître d'ouvrage qui construit aujourd'hui un restaurant ou une crèche neuve doit désormais respecter les mêmes exigences de résultat que pour un logement : performance énergétique, empreinte carbone sur l'ensemble du cycle de vie, et confort d'été.

Les seuils carbone, revus par étapes

L'indicateur Ic énergie (empreinte carbone liée à l'énergie consommée) a été nettement resserré pour le logement collectif non raccordé à un réseau de chaleur : il est passé de 560 à 260 kg CO2eq/m² depuis janvier 2025, soit une réduction d'environ 53 %. En pratique, cela signifie qu'un chauffage au gaz seul ne suffit plus à atteindre la conformité sur ce type de projet — les choix de systèmes énergétiques doivent être repensés en amont.

D'autres paliers de durcissement sont prévus pour 2028 et 2031, avec des seuils qui continueront à se resserrer progressivement selon la typologie du bâtiment (individuel ou collectif) et sa localisation.

Ce que ça change pour un devis

Pour un chantier neuf entrant dans le champ de la RE2020, le choix du système constructif, de l'isolation, des équipements de chauffage et de la ventilation n'est plus seulement une question de budget ou d'habitude — c'est une contrainte réglementaire vérifiable, avec une étude ACV (analyse de cycle de vie) qui peut représenter un coût de 3 000 à 10 000 € HT selon la complexité du projet. Le devis d'un professionnel du bâtiment sur un projet neuf tertiaire ou résidentiel collectif devrait donc pouvoir référencer explicitement les indicateurs visés, pas seulement les matériaux et la main-d'œuvre.

Ce qui échappe encore à la RE2020

Tous les projets ne sont pas concernés : constructions provisoires, petites extensions, data centers, bâtiments à contraintes techniques spécifiques et projets ultramarins restent hors du périmètre réglementaire. Pour ces cas, c'est une analyse de cycle de vie volontaire (norme EN 15978) qui peut s'appliquer, sans caractère obligatoire.

En bref

La bascule à retenir : la RE2020 n'est plus seulement l'affaire du logement neuf classique — elle couvre désormais la quasi-totalité de la construction neuve, tertiaire compris. Pour un projet en cours de conception, vérifier sa date de dépôt de permis et sa typologie exacte reste le point de départ pour savoir quel jeu de règles s'applique.

Questions fréquentes

Mon projet déposé avant le 1er mai 2026 est-il concerné par la nouvelle extension ? Non, seuls les permis de construire et déclarations préalables déposés à compter du 1er mai 2026 sont concernés pour les 13 nouvelles typologies.

La RE2020 s'applique-t-elle aux bâtiments existants rénovés ? Non, elle concerne les constructions neuves. Les bâtiments existants relèvent d'autres dispositifs, comme le Décret Tertiaire pour les surfaces de plus de 1 000 m².

Le confort d'été est-il vérifié différemment selon les typologies ? Le principe (indicateur en degrés-heures, DH) reste le même : sous 350 DH le logement est jugé confortable, au-delà de 1 250 le projet est recalé. Les seuils précis peuvent varier selon la typologie du bâtiment.

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Le moteur RSE & Carbone de TORP vérifie déjà la cohérence des données environnementales déclarées sur un devis — utile pour anticiper ce type d'exigence avant qu'elle ne devienne un point de blocage en fin de chantier.

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